Soutenir la famille : mieux prendre en compte les exigences de la société moderne

Mieux accueillir les jeunes familles, être plus réactif / A chaque étape de leur développement, favoriser le bien-être des familles dans leur quartier par une offre de services, équipements, logements adaptés / S’assurer que mobilité et flexibilité des travailleurs ne riment pas avec précarité / Adapter l’offre de services à l’explosion trop fréquente des cellules familiales / etc.

Notre société évolue vers une mobilité des personnes accrue, associée à une plus grande flexibilité du monde du travail. Cela se ressent très particulièrement sur les jeunes couples actifs et complexifie significativement la mise en place et la stabilisation des cellules familiales. De ce fait, même sans compter la population étudiante dont le nombre choisissant de loger à Bron en plus d’y étudier augmente, le renouvellement de la population ne pourra que continuer à s’accélérer.
Ceci n’est pas neutre de conséquences. Bron doit savoir s’adapter à ces réalités afin d’assumer sa responsabilité sociale. Elle n’en deviendra que plus attractive pour les entreprises et porteurs de projets économiques. C’est donc aussi sa politique de l’emploi qui en dépend.

De ce fait nous souhaitons qu’une réflexion s’engage avec l’ensemble des commissions municipales et extra-municipales sur les conséquences de cette évolution structurelle sur les différents secteurs de l’action municipale afin d’en déduire les adaptations qu’il faut en conclure dans le fonctionnement des services.

Pour commencer nous pensons que les réunions d’accueil des nouveaux arrivants doivent être plus fréquentes, et chaque arrivant doit pouvoir se voir proposer plusieurs dates à laquelle il pourrait participer à une telle rencontre. On ne peut considérer le nouvel arrivant comme s’il était « à disposition » des équipes municipales. L’information qui lui est adressée sur le contenu de cette réunion doit être explicite, il doit savoir ce qu’il peut y trouver comme renseignement pratiques pour le démarrage de sa nouvelle vie à Bron. Si la présence d’un élu est souhaitable afin qu’il puisse y recueillir un certain nombre d’information et que les nouveaux arrivants ressentent que l’équipe municipale et disponible, accessible, il n’est pas besoin que ce soit le maire lui-même qui assure systématiquement cet accueil si cela doit en restreindre la fréquence. Une évaluation de satisfaction quant à cette réunion mais plus globalement quant aux difficultés rencontrée dans leur installation doit être faite.

Par ailleurs nous proposons que la mairie prenne l’initiative auprès des partenaires privés locaux afin que soit développé une offre de logements-tiroirs, à bail de courte durée (baux de 1 à 3 mois renouvelables jusque 6 mois maximum), pour faciliter l’accueil des travailleurs en mission de courte durée ou afin qu’ils puissent préparer leur installation. (voir détails dans le chapitre « L’emploi pour tous : développer l’économie »).

Afin de faciliter la mobilité des familles, en particulier à l’arrivée de chaque nouvel enfant, et limiter les effets de la mobilité professionnelle, nous diversifierons l’offre de logements quartier par quartier dans leurs types et leurs surfaces, pour qu’une famille puisse rester dans le même quartier, ou tout au moins la même ville, tout au long de son développement.
Permettre aux jeunes couples et familles de s’inscrire durablement c’est les inciter à la vie de la cité au travers de nos associations qui se disent de plus en plus en peine pour les recruter et maintenir dans les activités en tant que bénévoles, que ce soit dans la culture, le sport, les maisons de quartier…

Dans la même logique, la qualité de l’information sur les manières dont ils peuvent s’engager devra être accompagner et améliorer.

Dans notre politique urbaine globale, nous favoriserons le bien être des familles dans leurs quartiers par une offre de services adaptée, en particulier en ce qui concerne les crèches et des lieux capables d’accueillir des activités associatives et culturelles de proximité.

Sur la question des rythmes scolaires, nous considérons que les rythme de travail de l’enfant ne peut être conçu sans prendre en compte le rythme de présence des parents (voir détail partie “jeunesse/enfance”), et doit rentrer dans un cadre d’accompagnement plus global ou le rythme des familles est toujours plus compressé.

De même sur la priorisation de l’accès aux crèches et cantines, nous devons savoir nous adapter aux besoins et rythme de travail des parents et non seulement des ressources, en prenant en compte le nombre de foyers monoparentaux par rapport aux foyers où les 2 conjoints travaillent.

Dans un monde ou les gens bougent beaucoup ou les finances sont serrées et pour éviter le gâchis et la surconsommation, nous travaillerons à la mise en oeuvre d’une bourse d’échange de matériel.

Dans un monde en mouvement et numérise particulièrement dans l’usage qui est fait par les plus jeunes générations, nous nous engageons à mettre tout en ouvre pour que le très haut débit soit réellement accessible a tous les brondillants, qu’ils puissent par abonnement disposer à la carte d’une information mutualisée sur ce qui se déroule dans la ville en fonction de leurs domaines d’intérêts (sport, culture, événement, économie….) nous développerons par ailleurs a l’instar d’autres grandes villes européennes, des outils de e-democratie visant a rapprocher le citoyen des élus tel qu’on le développe dans notre chapitre sur la Gouvernance et la Democratie.

La diversification des métiers et la raréfaction de la transmission familiale du métier doit nous obliger à revoir la manière dont nos jeunes sont conseillés et accompagnés dans leurs orientations professionnelles.
Cela pourrait être organisé au sein d’un partenariat entre les associations de parents d’élèves et les organisations économiques (commission extra municipales, centre d’orientation, la région via le centre de prospective sur le devenir des métiers et des cycles de formation).

L’ouverture à proximité et la disponibilité des dispositifs d’orientation doit être intégré à la réflexion sur l’offre des activités périscolaires faite aujourd’hui.
La mairie et le Grand Lyon doivent aussi proposer aux enseignants et parents des outils pour leur permettre de mieux accompagner les enfants dans cette tâche.
Nous mettrons tout en œuvre pour que le CIO de Bron, dont l’existence a été remise en cause, soit maintenue, en améliorant son cahier des charges, et ses horaires.