Développer une économie locale créatrice d’emplois : plus de vision, moins de gestion

Penser la ville pour soutenir artisans & P.M.E. / Faciliter l’échange entre les acteurs de la ville pour exploiter notre potentiel d’innovation / Engager avec les villes voisines l’identification et le développement d’un à plusieurs secteurs d’excellence / Concilier l’intérêt de l’habitant à l’intérêt des commerçants / etc.

Le développement de la flexibilité et de la mobilité dans notre société et plus particulièrement sur le marché du travail sont une réalité que les acteurs publics doivent prendre en compte. Vis-à-vis de cela nos entreprises Brondillantes, existantes ou à venir, ne font et ne feront pas exception. Elles font déjà, pour partie (dans le secteur tertiaire en particulier), appel à la mobilité des travailleurs. Celle-ci peut s’exprimer tant par des contrats de courtes durées que par l’achat de services auprès de partenaires, achats de services qui provoquent la venue de travailleurs sur des moyennes durées, pour des missions de 3, 6, 12 mois, ou tout simplement par l’embauche de profils nouveaux, nécessitant un déménagement durable du travailleur. Pour être attractive pour des entreprises créatrices d’emplois, et tout en favorisant l’emploi de travailleurs locaux, Bron doit figurer comme consciente de ces problématiques en étant à la fois un terrain favorable au développement dynamique des entreprises tout en cherchant à éviter que mobilité ne rime avec précarité. Il est rarement bénéfique pour quiconque qu’un travailleur ou une entreprise doive refuser un contrat faute de logements associé au lieu de travail, il en va même du rayonnement de notre ville quant à la qualité de l’expérience de vie du travailleur venu temporairement à Bron : aujourd’hui son expérience est rarement positive, son commentaire souvent cinglant, dévalorisant une ville pourtant dotée de grands atouts. Mais les entreprises en capacité d’auto-financer, seules, de tels dispositifs ne font pas légion mais de plus en plus figure d’exception. Les pouvoirs publics locaux, au niveau de la ville comme de l’agglomération, doivent donc prendre l’initiative de la mutualisation et de la mise en synergie.

Nous proposons de ce fait que la mairie prenne l’initiative auprès des partenaires privés locaux afin de favoriser le développement concerté d’une offre de logements-tiroirs, à bail de courte durée (baux de 1 à 3 mois renouvelables jusque 6 mois maximum), et de surface modérée (studio / T1 / T2) pour faciliter l’accueil des travailleurs en mission de courte durée ou afin qu’ils puissent préparer leur installation. S’il faut un initiateur et que les pouvoirs publics sont les mieux placés pour ce faire, toutefois nous croyons que la promotion et la gestion doit être conçue pour être à la charge des partenaires économiques, tant pour des questions de faisabilité que d’efficacité et de viabilité. Nous fixons donc l’objectif d’une gestion privée d’un tel parc.

Il est nécessaire de reprendre l’ensemble des réflexions sur la mixité fonctionnelle qui doit être partie intégrante de la réflexion économique. Ceci signifie qu’il conviendra de progressivement déconstruire la fracture urbaine entre les lieux d’activité économique et les lieux de vie.

Nous avons pour idée de diversifier l’activité économique à Bron en capitalisant sur son potentiel scientifique, et innovant. Bron a le potentiel pour être un des fers de lance de la marque “Only Lyon” que l’agglomération utilise pour valoriser son activité économique à l’international. Nous prenons l’engagement que ce soit le cas.

Pour ce faire un travail d’identification des activités à forte valeur ajoutée, existantes ou potentielles, doit être fait. Une stratégie de développement et de valorisation de ce tissu économique doit être mise en œuvre. Dans cette lignée nous mettrons en place un comité de ville et une commission extra-municipale (de façon à alterner un format plus créatif ouvert aux citoyens à un format plus opérationnel réservé aux acteurs économiques et institutionnels) ayant pour mission d’organiser une concertation des différentes structures privées et publiques quant aux opportunités de développement économique sur la ville. Ce comité ou cette commission devra identifier un ou plusieurs domaines d’activités de spécialisations potentielles pour la ville de Bron à partir des institutions, centres de recherche et entreprises déjà présentes.

Si la morosité économique nationale est une réalité, nous avons les moyens – au niveau local – de capitaliser sur nos atouts pour contrebalancer ce contexte national et – à Bron – progresser vers l’idéal de l’emploi pour tous.

N’oublions jamais qu’une activité économique d’excellence développe autour d’elle un environnement de services très diversifié et de ce fait des emplois de tout type, pour toutes les couches de la population.

En ce qui concerne les commerces – outre tout ce qui concerne la redynamisation globale du centre-ville (cf axe programmatique prioritaire n°4) – nous proposons la mise en place d’un portail internet des commerces Brondillants d’où l’ensemble de l’offre commerciale Brondillante sera accessible. Un lien de renvoie sera bien sûr opéré vers le site internet de ceux qui en ont un. Nous fournirons par ailleurs un accompagnement facilitateur pour les commerçants ou les artisans souhaitant développer le e-commerce (vente par internet) de manière à équilibrer leur caractère concurrentiel face aux grandes enseignes pratiquant la vente à distance. Loin d’opposer la vente directe en magasin à celle sur internet, nous donnerons ainsi la possibilité que cette dernière valorise et alimente la première. Le complément de revenu commercial ainsi généré facilitera le maintien et le développement de l’ensemble de nos commerces.

INSERTION : GENERER DE L’ENTHOUSIASME

Nous devons nous organiser pour que le monde du travail puisse être une réalité positive dans la vie du plus grand nombre. Trop de Brondillants ont aujourd’hui le sentiment non pas simplement d’un plafond de verre qui les maintiendrait au sol, mais d’être enfermés dans des cages de verre d’où ils observent un monde qui leur semble interdit d’accès. Nous devons remédier à cela avec une détermination féroce. Nous ne devons laisser personne, en particulier aucun jeune, se perdre par dépit dans le gouffre de la délinquance ou la spirale du désespoir. Pour ce faire il faut savoir créer les conditions favorables pour générer de l’enthousiasme !

La politique d’insertion de la ville commence par sa politique de lutte contre le décrochage scolaire (cf priorité 1 de notre projet) et sa politique en faveur de l’orientation des jeunes.
La construction d’un projet personnel et professionnel est un processus long, progressif, demandant un accompagnement régulier au travers d’un environnement favorable. L’ouverture dans la ville, à proximité voir de manière itinérante de lieu d’enseignement en lieu d’enseignement, et la disponibilité des dispositifs d’orientation doit être intégré à la réflexion sur l’offre des activités périscolaires faite aujourd’hui. La mairie et le Grand Lyon doivent aussi proposer aux enseignants et parents des outils pour leur permettre de mieux accompagner les enfants dans cette tâche. Pour l’élaboration de ces outils nous développerons des partenariats larges avec les associations, syndicats, CCI, mais aussi avec la région et plus particulièrement son Observatoire des Métiers (dont personne n’utilise les travaux…) et le Pôle Rhône-Alpes de l’Orientation. Nous mettrons tout en œuvre pour que le CIO (Centre d’Information et d’Orientation) de Bron, dont l’existence a été remise en cause, soit ouvert à nouveau, en améliorant son cahier des charges, et ses horaires.

Dans l’accompagnement des parcours professionnels des brondillants, on doit se rapprocher du guichet UNIQUE, signifiant qu’il faut former le personnel municipal se retrouvant au contact des usagers pour les réorienter correctement.

FISCALITÉ

Chaque choix programmatique, chaque action, a un coût. S’il est un sujet qui exige la cohérence et dont les effets sont transversaux, c’est bien l’impôt local. Il pèse sur les ménages et est redistribué au travers d’un service public conçu par la mairie. Dans l’organisation de notre vie commune qu’est-ce qui se doit d’être centralisé, mutualisé, ou gagne à l’être ? Qu’est-ce qu’il serait plus efficace de laisser à l’initiative privée ? Quelle part d’intervention publique mérite qu’on pioche dans les portefeuilles des habitants ? Laquelle est superflue, secondaire ?

Donner à la force publique une fonction de trop peut alourdir l’impôt tout en sacrifiant une activité économique privée, et donc des emplois. Inversement cela peut permettre de développer la cohésion sociale, une activité économique nouvelle, ou ouvrir à tous des portes qui sinon seraient fermées, et finalement, à moindre coût, favoriser notre dynamique collective. Nous y serons attentifs au quotidien de notre administration de la ville.

La bonne gestion et l’équilibre des comptes doit être maintenue, la masse d’investissements doit être accrue, des lignes d’économie sur le fonctionnement doivent être trouvées pour ce faire, de manière que, sur les compétences de la commune, tout soit mis en œuvre pour éviter l’augmentation de la pression fiscale.